Le concept Police-Population

Prévenir les actes criminels et renforcer la collaboration entre la police et la population, tout en respectant la vie privée de chacun, telle est l’idée développée avec Police-Population.

Tags : mutualité | sécurité

L'objectif est que chaque citoyen apprenne à détecter les situations à risques, adopte quelques réflexes de base lui assurant une meilleure sécurité, apprenne à se prémunir contre de possibles actes malveillants et signale tout fait éminemment suspect à la police. 

Ce n'est ni un transfert de tâches ou de compétences policières, ni la constitution de milices ou de groupes de délateurs. 

Il s'agit de favoriser les comportements citoyens et responsables de chacune et chacun pour empêcher les délinquants d'agir.

Le correspondant - le membre

Le membre

C'est une personne intéressée par sa sécurité et inscrite dans le réseau Police-Population. Il reçoit régulièrement les messages de prévention et peut les diffuser dans son entourage.

Le correspondant

Acteur citoyen, ambassadeur du concept, le correspondant accepte de jouer un rôle plus actif au service de la commune ou du quartier. Epaulé par la police de sa région et la Division prévention de la criminalité de la Police cantonale, il est chargé de promouvoir le concept auprès de ses voisins et dans son quartier ou sa commune. Il doit aussi favoriser les contacts entre les membres et distribuer, si nécessaire, les Info-délits "papier" aux membres. Des soirées sont régulièrement organisées pour les correspondants, afin de les tenir au courant de l'évolution de la délinquance.

Civisme ou délation ?

La délation est un acte intéressé et méprisable dont le but est de nuire. En revanche, signaler à la police que des malfaiteurs viennent de fuir à bord d'un véhicule, portant telle plaque d'immatriculation, après avoir fracassé la vitrine d'un commerce, ou qu'un individu est en train de pénétrer dans la maison voisine par la porte-fenêtre de la terrasse, relève d'un acte élémentaire de civisme.

La police constate tous les jours que des témoins de délits ou de comportements suspects ont hésité à l'en aviser. Et pourtant, les renseignements fournis par le public sont très utiles à nos analystes criminels, qui, quotidiennement, compilent de nombreuses données pour tisser des liens entre les délits et aider les enquêteurs. Cela permet, au niveau Suisse et international, de démasquer et d'interpeller les malfrats. Toute information est utile, la plus insignifiante soit-elle.

Les données ainsi recueillies sont bien sûr traitées en toute confidentialité.

Vos observations sont importantes, utiles et peuvent sauver une vie ou protéger des biens; les vôtres peut-être !

Comment le concept est-il implanté ?

La Municipalité envoie un questionnaire à tous les ménages de la commune. Après dépouillement, une séance générale d'information est organisée. La Police cantonale, en collaboration avec la police régionale concernée, explique le fonctionnement du concept, présente les rôles de chacun et fait le point sur l'état de la criminalité relevée dans la commune. Elle parle de la façon d'agir des malfaiteurs et donne des conseils pratiques au public pour se prémunir contre les délinquants.  Le territoire communal est divisé en secteurs. Sur la base des questionnaires rentrés et des personnes intéressées, un ou deux responsables, appelés "correspondants", sont nommés dans chaque secteur. Ces personnes sont les ambassadeurs du concept. Ils font le lien entre les polices cantonale et régionales vaudoises et les habitants du quartier.

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